Laafi bala

Le projet LAAFI BALA s'inscrit dans les actions de la commission solidarité locale et internationale du CREM (Comité Régional des Etudiants en Médecine) de Poitiers. Nous sommes 10 étudiants de 3ème année, aidés de nos amis de 2ème année, à réaliser ce projet visant à aider une assocition du Burkina : VIVRE. L'objectif est d'apporter des soins aux enfants de Ouaga et de Bobo.

13 septembre, 2006

Les maraudes en ambulance




6 jours par semaine, Abou, Daniel et Thomas, les 3 secouristes de Vivre APED sortent avec l’ambulance pour 3 maraudes différentes dans la capitale et ses alentours. Chaque maraude est donc faite 2 fois par semaine, certaines ne se font que dans un quartier de la ville mais les autres regroupent 3 à 4 quartiers différents. Les garçons partent vers 9h de l’hôpital Charles de Gaulle où est garée l’ambulance et se rendent dans un quartier, toujours au même endroit. Là les enfants sont habitués à leur présence et ils les attendent donc chaque matin. Les secouristes sortent leur matériel : une table pour asseoir les enfants, les caisses avec le matériel de soin et le parasol ! Les enfants connaissent bien les règles : avoir nettoyer la partie de son corps blessée avant de venir, se ranger devant l’ambulance en 3 colonnes. La colonne des nouveaux arrivants, la colonnes des blessures et la colonne des teignes. Les enfants sont rarement accompagnés de leur mère, ils viennent avec leurs petits frères et sœurs. La table ayant 3 coussins, 3 enfants sont assis et chacun des secouristes peut ainsi travailler. En notre présence, nous avions installé d’autres « postes de travail » car nous étions plus nombreux.

Afin de distraire la longue file d’attente, Virginie chantait ses refrains maintenant légendaires : le Cricri et la danse des pouces !!!

Je suis vraiment déçue de ne pas pouvoir vous mettre une petite vidéo de ces moments ultra rigolos…


Les garçons sont très organisés pour les soins : ils ont un curver avec les compresses et le sparadrap, un autre avec les produit désinfectants (solubacter, bétadine et permanganate) et un autre avec les médicaments. Le soin commence par un bon nettoyage de la plaie au solubacter. Pour les plaies vraiment infectées on passe de la bétadine et ensuite on fait un pansement avec un peu de crème antibiotique. Le pansement est solidifié par une "ceinture de sécurité", dixit les secouristes, qui consiste à mettre une large bande de sparadrap à chaque extrémité de la compresse.

Les jours de « petite » maraude nous rentrions vers 13h mais quand il y avait plusieurs lieux ça pouvait durer jusqu’à 16h. On imagine aisément que les secouristes y passent leur journée quand ils ne sont que 3.

Seul Abou a son permis de conduire donc le fonctionnement de l’ambulance repose sur ses épaules. Nous avons pensé financer le permis d’un autre secouriste l’année prochaine.