Ce que nous avons fait à Ouaga…

Le lendemain de notre arrivée nous avons été accueillis dans le local de Vivre APED à l’hôpital général Yalgado par les bénévoles qui nous ont fait un rappel de toutes leurs activités, qui nous exposé leur manière de voir et de réaliser les choses. Ils doivent déplacer des montagnes à chaque fois qu’ils veulent mettre quelque chose en place car la santé et l’éducation ne sont vraiment pas des préoccupations gouvernementales. L’association s’attache surtout à régler des situations d’urgences auprès des enfants les plus défavorisés. Par exemple, soigner les enfants des quartiers de Ouaga qui n’ont pas la possibilité de payer les soins d’un dispensaire, financer l’hospitalisation des enfants dont le pronostic vital est en jeu à Yalgado, assurer la scolarisation et l’apprentissage professionnel des enfants des rues. Vivre APED assure également la prévention, notamment au sujet du SIDA, en rendant visite aux familles touchées et en organisant des « causeries ».
L'hôpital Yalgado
Nous avons divisés notre groupe en 3. Chaque jour, un groupe allait dans l’ambulance pour aider Abou, Thomas et Daniel dans les soins, un groupe se rendait au service de pédiatrie de Yalgado pour jouer avec les enfants hospitalisés et l’autre groupe restait à la maison pour assurer notre alimentation et mettre en place les activités à réaliser à Bobo.
les enfants du centre Renaissance à Bobo
En fin de séjour nous avons fait le point avec Alpha et rencontré le médecin dont nous finançons la présence au sein de l’association. C’est une femme, le Dr Sonia KABORE, pédiatre à Charles de Gaulle (l’hôpital pédiatrique de Ouaga), qui a déjà organisé son travail. Elle a tout planifié : phase d’observation, mise en place des « consultations » pendant la maraude, prévision d'un tarif pour chaque consultation pour ne pas tomber dans l’assistanat, prévision du suivi des enfants pris en charge… Nous avons été très heureuses de la rencontrer car ses objectifs sont les nôtres et elle est très motivée et son travail très réfléchi et fondé sur les besoins réels de la population ciblée. Lors de cette dernière réunion nous avons également réfléchis au budget prévisionnel de l’année prochaine qui ressemble fortement à celui de cette année avec en plus le financement du permis de conduire d’un secouriste. En effet, un seul des 3 secouristes a son permis actuellement donc lorsqu’il est absent, l’ambulance ne fonctionne pas. Nous avons également pensé aux projets des années à venir : former un éducateur social pour le centre de réinsertion de Bobo, créer un partenariat avec les formations professionnelles françaises en menuiserie…



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