Laafi bala

Le projet LAAFI BALA s'inscrit dans les actions de la commission solidarité locale et internationale du CREM (Comité Régional des Etudiants en Médecine) de Poitiers. Nous sommes 10 étudiants de 3ème année, aidés de nos amis de 2ème année, à réaliser ce projet visant à aider une assocition du Burkina : VIVRE. L'objectif est d'apporter des soins aux enfants de Ouaga et de Bobo.

05 octobre, 2006

le témoignage de Caro

Bonjour!
Je m'appelle Caroline, j'ai 22 ans, et cet été je suis partie avec l'association "laafi bala" au Burkina faso pendant 3 semaines. On me demande si c'était bien. Je réponds que c'était un voyage magnifique. Mais en fait, ça veut dire quoi partir 3 semaines en voyage à visée humanitaire? Comment un voyage dans un pays si pauvre peut-il être magnifique?
Partir au Burkina Faso ça veut dire aller à la rencontre des burkinabé (un mot qui ne s'accorde pas, merci Alpha!!) et ça c'est un voyage dans un pays très riche: les burkinabé sont non seulement accueillants, très sympas, mais il fait aussi bon vivre à leurs côtés! Dans ce pays où trois religions se côtoient (l'animisme, la religion musulmane et la religion catholique) les hommes vivent en paix, ne se jugent pas et passent beaucoup de temps à rire quand ils ont l'occasion de se reposer. Lors de la dernière semaine de notre voyage nous étions à Bobo Dioulasso, capitale économique du pays, et nous nous occupions d'un groupe de jeunes de 12 à 19 ans qui faisait partie d'un centre qui leur apprend la menuiserie. Le centre les loge et les nourrit au besoin car ces enfants sont sélectionnés parmi les enfants de la rue. Les animateurs, au nombre de quatre (Jean-Mathieu, Pascal, ... et ...), sont complètement dévoués à leur cause, et pour eux il n'y a pas de congé, pas de vacances, pas de dimanche. Les enfants sont là, il faut qu'ils s'en sortent, alors chaque jour ils sont là pour eux et ça c'est représentatif de la plupart des gens que nous avons rencontré au Burkina faso. Les deux premières semaines, notre groupe (10 étudiants en médecine entre la 3ème et la 4ème année) se trouvait à Ouagadougou, capitale tout court, et nous allions par petits groupes, à tour de rôle, accompagner les secouristes de VIVRE APED dans leurs tournées matinales (qui peuvent durer jusque 15 heures au besoin) en ambulance. Nous participions aux soins, et très vite nous étions trop nombreux pour soigner les enfants car il n'y a qu'un brancard et pas beaucoup de place, et alors Abou, secouriste et ambulancier car détenteur du permis de conduire, partait jouer avec les quelques 80 curieux qui s'étaient approchés de l'ambulance et on les entendait éclater de rire. Ce sont des moments que l'on oublie pas, cette vision extraordinaire d'un immense attroupements d'enfants, habillés avec ce qu'en France on appellerait des haillons, qui sont morts de rire parce que la Blanche leur apprends "et tchic et tchac, les pouces en avant...". Les petits qui viennent de se faire soigner et qui ont un beau bandage tout blanc se remettent illico à jouer au foot dans la terre pieds nus et courent après l'ambulance quand les "Nassarah" (les blancs) et les secouristes repartent vers un autre quartier...
Alors oui, comme dans tout pays du Tiers-Monde, les gens sont très très très pauvres (le salaire moyen d'un burkinabé est de 75 € par mois, et l'essence et le gasoil sont au même prix qu'en France j'espère que ça vous parle!) et bien sûr les Blancs représentent la richesse. Oui on s'est fait avoir pas mal de fois, certaines personnes ont bien essayé de nous berner, de nous forcer à acheter leur artisanat, et on a trouvé certaines demandes osées, mais vraiment, très sincèrement on ne peut que comprendre. Les relations entre un français et un burkinabé sont forcément fragiles au début car il y a l'argent que l'un pourrait décider de donner à l'autre, va t'il le faire, est ce que je tente, pourquoi cherche t'il à être ami avec moi, etc...mais je vous assure qu'on a rencontré des tas de gens qui se sont dévoués pendant notre séjour pour notre confort, pour nous guider, pour nous soigner (merci Sulaiman pour ton immense générosité!) et qui ne nous ont rien demandé en échange!!
Partir au Burkina Faso, c'est aussi des paysages incroyables (pendant le voyage en car d'une durée de 6 heures de Ouagadougou à Bobo ouvrez grand vos mirettes entre vos siestes chers nouveaux D1 vous emporterez avec vous quelques scènes de vie dans la campagne africaine...), des odeurs très fortes, une météo étonnante (tiens?le vent se lève!Mais le ciel devient rouge!c'est une tornade ou quoi?vous croyez qu'il va pleuvoir?Ah ok tous aux abris!!), et quand on en revient on ne se dit plus bonjour ou au revoir en serrant la main mais en se faisant claquer les doigts et ça change tout!!
Ce voyage m'a fait découvrir un pays, une mentalité, des façons de vivre ("mais laisse pousser le baobab..."), la pauvreté, le courage, des besoins, des réponses à trouver, une envie d'agir, des gens formidables, et aussi je tenais à le préciser un groupe de "nassarah" qui ne se connaissait pas beaucoup avant de venir et qui s'est très bien entendu quelles que soient les situations et ça aussi c'était très important.
Maintenant c'est la rentrée et on va agir, alors à bientôt pour la suite des évènements!!!!

13 septembre, 2006

Les maraudes en ambulance




6 jours par semaine, Abou, Daniel et Thomas, les 3 secouristes de Vivre APED sortent avec l’ambulance pour 3 maraudes différentes dans la capitale et ses alentours. Chaque maraude est donc faite 2 fois par semaine, certaines ne se font que dans un quartier de la ville mais les autres regroupent 3 à 4 quartiers différents. Les garçons partent vers 9h de l’hôpital Charles de Gaulle où est garée l’ambulance et se rendent dans un quartier, toujours au même endroit. Là les enfants sont habitués à leur présence et ils les attendent donc chaque matin. Les secouristes sortent leur matériel : une table pour asseoir les enfants, les caisses avec le matériel de soin et le parasol ! Les enfants connaissent bien les règles : avoir nettoyer la partie de son corps blessée avant de venir, se ranger devant l’ambulance en 3 colonnes. La colonne des nouveaux arrivants, la colonnes des blessures et la colonne des teignes. Les enfants sont rarement accompagnés de leur mère, ils viennent avec leurs petits frères et sœurs. La table ayant 3 coussins, 3 enfants sont assis et chacun des secouristes peut ainsi travailler. En notre présence, nous avions installé d’autres « postes de travail » car nous étions plus nombreux.

Afin de distraire la longue file d’attente, Virginie chantait ses refrains maintenant légendaires : le Cricri et la danse des pouces !!!

Je suis vraiment déçue de ne pas pouvoir vous mettre une petite vidéo de ces moments ultra rigolos…


Les garçons sont très organisés pour les soins : ils ont un curver avec les compresses et le sparadrap, un autre avec les produit désinfectants (solubacter, bétadine et permanganate) et un autre avec les médicaments. Le soin commence par un bon nettoyage de la plaie au solubacter. Pour les plaies vraiment infectées on passe de la bétadine et ensuite on fait un pansement avec un peu de crème antibiotique. Le pansement est solidifié par une "ceinture de sécurité", dixit les secouristes, qui consiste à mettre une large bande de sparadrap à chaque extrémité de la compresse.

Les jours de « petite » maraude nous rentrions vers 13h mais quand il y avait plusieurs lieux ça pouvait durer jusqu’à 16h. On imagine aisément que les secouristes y passent leur journée quand ils ne sont que 3.

Seul Abou a son permis de conduire donc le fonctionnement de l’ambulance repose sur ses épaules. Nous avons pensé financer le permis d’un autre secouriste l’année prochaine.

06 septembre, 2006

A Yalgado :


Nous étions au service de pédiatrie aux côtés des assistantes maternelles de Vivre APED. Les chambres sont composées de 6 à 8 lits, les enfants sont accompagnés de leur maman et bien souvent de plusieurs frères et soeurs. Chaque famille apporte de quoi cuisiner, des pagnes et des nattes pour dormir, de quoi faire un brin de ménage. L’hôpital ne fournit rien et tous les frais médicaux sont à la charge des familles car la SECU n’existe pas.

Nous commencions la matinée en faisant le tour des chambres avec les assistantes maternelles. Elles recommandent aux mères de refaire le lit de l’enfant, en réalité secouer et reposer sur le matelas le pagne qui sert de drap ! Elles s’assurent que tout soit rangé (en général les gens planquent leur ballotin sous le lit !) avant que les soins ne commencent. Le 1er jour nous avons été choqués par l’odeur qui règne dans cet hôpital. En effet, dans chaque chambre se regroupe une bonne vingtaine de personnes. Le ménage n’est fait qu’exceptionnellement. Il n’est pas rare de voir toute une matinée durant une marre d’urine au milieu d’une chambre…

Après ce petit tour, nous passions la matinée auprès des enfants pour jouer. Nous avions apporté des mikados, des puzzles, des cubes, des jeux de cartes, des jeux d’éveil pour les bébés, des cordes à sauter… Bref, il y en avait pour tous les âges. Même les mamans participaient : elles n’hésitaient pas à emprunter à leurs enfants les puzzles !!! Les quelques enfants qui étaient scolarisés, qui parlaient donc français, n’hésitaient pas à nous aider en traduisant les règles du jeu à leurs petits camarades. Des petits groupes se formaient dans les chambres pour les moins valides, ou dehors pour les jeux plus mouvementés.

Les enfants hospitalisés dans ce service souffrent principalement de paludisme,de malnutrition, de cancers, de divers problèmes rénaux (malformations, insuffisance rénale…). Nous n’y avons passé que 15 jours mais nous n’avons pas vu beaucoup d’enfants ressortir en pleine forme. Un des bébés qui nous a le plus marqué été âgé de 11 mois et ne pesait que 5kg. Il perdait presque 100g chaque jour et sa maman ne pouvait plus assurer financièrement ses perfusions. Les règles d’hygiène ne sont peu voire pas respectées, faute de moyens. Les enfants se baladent avec leur perfusion, posée depuis plusieurs jours, vide, à la main, fixée par un sparadrap noir de poussière et autre… Les soins sont prodigués dans des conditions plus que précaires : un minuscule bout de coton marron, imbibé d’une goutte d’alcool. En revanche chaque matin, le pédiatre, entouré de son interne et d’un infirmier fait sa visite pendant plus de 2h. C’est à cette occasion qu’il prescrit les examens complémentaires (se résumant le plus souvent à une prise de sang ou une radio) et qu’il donne un nouveau traitement quand la famille peut payer.

Nous avons également visité les urgences pédiatriques : un long couloir vert distribue une dizaine de « chambres ». Là aussi l’odeur est insupportable. Les enfants qui y sont accueillis sont bien souvent dans un état très grave de malnutrition ou à un stade de la maladie très avancé. La saison des pluies étant bien engagée fin juillet, les cas de palu graves se démultipliaient et les urgences débordaient. Certaines familles n’ayant pas de chambres étaient entassées dans le couloir.

Yalgado est l’hôpital général de la capitale mais il ne bénéficie pas pour autant d’aide financière de la part de l’état. Les conditions d’accueil et de soins sont déplorables. Des amis burkinabé ne travaillant pas à l’hôpital, nous ont dit que Yalgado avait une réputation de mouroir et que les gens ne s’y rendaient que lorsque leur situation était devenue vraiment grave.

Ce que nous avons fait à Ouaga…


Le lendemain de notre arrivée nous avons été accueillis dans le local de Vivre APED à l’hôpital général Yalgado par les bénévoles qui nous ont fait un rappel de toutes leurs activités, qui nous exposé leur manière de voir et de réaliser les choses. Ils doivent déplacer des montagnes à chaque fois qu’ils veulent mettre quelque chose en place car la santé et l’éducation ne sont vraiment pas des préoccupations gouvernementales. L’association s’attache surtout à régler des situations d’urgences auprès des enfants les plus défavorisés. Par exemple, soigner les enfants des quartiers de Ouaga qui n’ont pas la possibilité de payer les soins d’un dispensaire, financer l’hospitalisation des enfants dont le pronostic vital est en jeu à Yalgado, assurer la scolarisation et l’apprentissage professionnel des enfants des rues. Vivre APED assure également la prévention, notamment au sujet du SIDA, en rendant visite aux familles touchées et en organisant des « causeries ».

L'hôpital Yalgado

Nous avons divisés notre groupe en 3. Chaque jour, un groupe allait dans l’ambulance pour aider Abou, Thomas et Daniel dans les soins, un groupe se rendait au service de pédiatrie de Yalgado pour jouer avec les enfants hospitalisés et l’autre groupe restait à la maison pour assurer notre alimentation et mettre en place les activités à réaliser à Bobo.

les enfants du centre Renaissance à Bobo

En fin de séjour nous avons fait le point avec Alpha et rencontré le médecin dont nous finançons la présence au sein de l’association. C’est une femme, le Dr Sonia KABORE, pédiatre à Charles de Gaulle (l’hôpital pédiatrique de Ouaga), qui a déjà organisé son travail. Elle a tout planifié : phase d’observation, mise en place des « consultations » pendant la maraude, prévision d'un tarif pour chaque consultation pour ne pas tomber dans l’assistanat, prévision du suivi des enfants pris en charge… Nous avons été très heureuses de la rencontrer car ses objectifs sont les nôtres et elle est très motivée et son travail très réfléchi et fondé sur les besoins réels de la population ciblée. Lors de cette dernière réunion nous avons également réfléchis au budget prévisionnel de l’année prochaine qui ressemble fortement à celui de cette année avec en plus le financement du permis de conduire d’un secouriste. En effet, un seul des 3 secouristes a son permis actuellement donc lorsqu’il est absent, l’ambulance ne fonctionne pas. Nous avons également pensé aux projets des années à venir : former un éducateur social pour le centre de réinsertion de Bobo, créer un partenariat avec les formations professionnelles françaises en menuiserie…

Nous voilà de retour du Burkina…



Notre expérience là bas a été exceptionnelle ! Nous avons bien entendu rencontré toute l’équipe de l’association, composée d’environ 30 personnes. Ils sont tous animés d’une extraordinaire motivation. Ils ne sont plus indemnisés depuis février mais ils sont présents tous les jours et ainsi les activités de Vivre APED perdurent. Nous nous sommes particulièrement liés d’amitié avec Alpha, un des dirigeants, Abou, Daniel et Thomas les secouristes de Ouaga, Azara, une assistante maternelle et à Bobo avec Jean-Mathieu, Issa, Pascal et Georges.

Comme prévu nous les avons aidés dans leurs activités quotidiennes, mis en place l’aide que nous leur apportons, notamment financière, et mis en place de futurs projets pour les années à venir. Ils nous ont aidés à nous adapter à la vie burkinabé, fait visiter la ville et découvrir les bars sympas pour passer des soirées avec eux.

02 juillet, 2006

Le départ approche...

Eh oui c'est pour demain ! Nos valises sont pleines de médicaments et de petit matériel (compresses, tulle gras...) pour VIVRE, nos vaccins sont faits, on a commencé notre traitement anti-palu et certains (Virginie!!!) en ont déjà les effets indésirables... Voilà l'aventure démarre. Nous ne sommes pas trop sûrs encore de réaliser ce qui nous attend mais on verra bien.
Les cyber cafés du Burkina n'étant pas dotés de l'ADSL, je pense que je vais avoir un peu de mal à maintenir à jour le blog... En tous cas, je ne manquerai pas de faire un petit résumé à notre retour.

26 mai, 2006

Nos actions en 2005 - 2006


Afin de faire connaître notre projet et pour récolter des fonds pour VIVRE nous avons organisé diverses manifestations cette année, en particulier 2 soirées bien sympas au Pince Oreille à Poitiers.
La 1ère remonte à décembre. Le groupe Cum bala (des burkinabés bien sûr !) sont gentilment venus jouer et danser toute la soirée... Le bar était plein à craquer, l'ambiance exceptionnelle, bref, nous avons passer un bon moment.


La 2ème soirée c'est passer en avril. Là, c'était plus cahotique : le groupe qui devait passer nous a lacher le matin même pour cause de manif' contre le CPE. Dans la journée Anne So et Edouard ont recontacté les Fées Larsen qui ont tout de suite accepté de venir jouer pour nous. Cette soirée a également été très agréable même si le public était moins important.

Les étudiants de la fac ont été de nombreuses fois tenus au courant de l'avancement du projet. En effet, nous étions présents tous les jeudis après-midi dans le hall pour une pause goûter et bavardage : un moment privilégié pour nous faire connaître. De plus, en février une expo sur le Burkina s'est tenue une journée en salle des profs puis a migré au CREM pour quelques semaines. Elle résumait le niveau sanitaire et social du Burkina, l'accès à la santé et à l'éducation. Pour info, le Burkina est le 3ème pays le plus pauvre au monde, le taux d'alphabétisation n'est que de 36%, paludisme et SIDA font des milliers de morts chaque année. L'aide que nous leur apportons parraît donc un peu dérisoire mais ils en sont très reconnaissant et c'est toujours un mieux.

Les habitants de Poitiers ont aussi été mis à contribution : à 2 reprises nous leur avons livré à domicile de bons croissants tous chauds (enfin presque vu que le temps n'était pas avec nous ! ). Nous leur avons fait découvrir la culture burkinabée en vendant de l'artisanat au marché Notre Dame.

Toutes ces actions ont été des moments d'échange très importants pour nous et très enrichissants Nous avons fait connaissance avec des burkinabés, des français ayant déjà été au Burkina. Les gens nous ont beaucoup soutenu et c'est important,car par moment nous avions un peu le sentiment de ne pas avancer, certaines portes se sont refermées.

21 avril, 2006

Vivre APED



Cette association est l'ancien SAMU social de Ouaga, la capitale du Burkina. Vivre existe depuis 2000 et assure la protection et la promotion des droits de l'enfant. Vivre réalise différentes actions :
  • soigner les enfants de la banlieue de Ouaga au sein d'une ambulance
  • financer des hospitalisations d'urgence à l'hôpital Charles de Gaulle de Ouaga
  • favoriser la scolarité des enfants à Bobo Dioulasso
  • prendre en charge et suivre les enfants atteints du SIDA

Seuls 3 secouristes assurent les soins en itinérant. Ils travaillent 6 jours sur 7, toute l'année. L'association compte sur ces différents partenaires pour assurer ses fonds.

LAAFI BALA ?





Laafi bala signifie "je vais bien, je suis en bonne santé !" et c'est aussi le nom de notre projet. Voilà bientôt 2 ans que la com' SISL (Solidarité Locale, Solidarité Internatonale) existe au CREM. Cécile a lancé ce beau projet l'année dernière : contact a été pris avec l'assocition "Vivre APED" (Association pour la Protection des Enfants en Danger) de Ouaga au Burkina Faso. Elle est allée les rejoindre l'été dernier pour découvrir leurs actions, l'ampleur de leurs besoins et établir avec eux comment nous allions les aider.

Cette année, nous sommes 3 à "coacher" ce projet : Cécile (toujours présente), Virginie et moi (Maud). Nous avons présenté notre projet à la fac en début d'année et une bonne vingtaine de personnes nous a rejoint, de 2ème et 3ème année. Voilà qui nous a fait chaud au coeur et nous a d'autant plus motivé ! Depuis septembre notre petit groupe se démène donc pour trouver des fonds afin d'aider au mieux Vivre.
Cet été nous allons rejoindre les membres de Vivre pour les aider dans leur travail quotidien, mettre en place l'aide que nous leur apportons et réévaluer avec eux leurs besoins afin que le projet perdure l'année prochaine (et on espère plus encore). Nous partons à 10 : Virginie, Cécile, Caro B, Caro C, Anne So, Déborah, Marion, Soazig, Edouard (l'Homme de la situation!!!) et moi. Bien entendu nous pensons aux P2 qui restent ici cet été mais qui partiront l'année prochaine et nous soutiennent toujours autant... J'en profite pour leur dire un grand merci.